Blog

Cette vidéo est longue mais Dominique Bucheton donne de sacrées bonnes pistes pour renouveler notre modèle d’enseignement. Elle privilégie la réécriture pour s’approprier l’écriture. Passionnant et motivant.

Il y a urgence à rendre le français… sympathique. J’éprouve de plus en plus de difficultés à écouter ou à lire certains défenseurs des belles lettres qui, au prétexte de les servir, donnent des leçons de style et d’élégance tuant chez les autres toute envie d’écrire. Chacun écrit comme il l’entend. Évidemment il est conseillé d’écrire sans fautes par respect de la langue (oui, certes !), mais surtout par respect de son lecteur qui aura un plus grand confort de lecture. Filons une métaphore. Si l’enjeu d’écrire était comparable à un trajet en voiture, disons pour aller de Paris à Montpellier. Une phrase correcte y conduirait, une phrase lourde allongerait le parcours d’inutiles détours mais verrait la Méditerranée. Une phrase stylée y transporterait avec élégance, une phrase géniale laisserait en plus au passager un souvenir inoubliable. Une phrase bourrée de fautes n’y conduirait pas. C’est tout. L’essentiel est d’arriver, ensuite…

Lire la suite

Signes et espaces

1843 : L’administration doit désormais respecter l’orthographe de l’Académie. En prenant cette décision, Louis-Philippe crée la faute d’orthographe ! Avant toutes les graphies étaient permises. Ce même Louis-Philippe – qui, comme nous l’apprend Victor Hugo dans Les Misérables, parlait des “Polonois” et des “Hongrais” conformément à l’ancienne orthographe – a lui-même fauté au moment d’abdiquer. Ainsi écrivit-il dans sa lettre d’abdication : “J’abdique cette couronne que la voie nationale m’avait appelé à porter… ” Par la suite, le texte fut corrigé et voix retrouva son x légitime.

Vous trouverez dans votre cadeau gratuit – que vous pouvez obtenir ici – les principales règles concernant l’emploi des majuscules. Je conseille à ceux qui voudraient en savoir davantage la lecture du Lexique des règles typographiques en usage à l’Imprimerie Nationale (Paris : Imprimerie nationale, 2002. 196 p. ISBN 2-7433-0482-0), et d’aller faire un tour sur le site lalanguefrançaise.com, qui fait un sort à ce sujet. A parcourir aussi ce dossier sur les usages typographiques qui donne lui-même accès à quantité de sites spécialisés sur ce sujet dont le très précieux guide “Petites leçons de typographie” de Jacques André téléchargeable au format PDF.

Le 7 janvier, projection d’Alphabet, le film Erwin Wagenhofer, au cinéma de Nogent-sur-Marne suivie d’un débat avec André Stern, l’homme qui n’est jamais allé à l’école. Je vous encourage à regarder la conférence Ted qu’il a donnée. Il y parle, comme il l’a fait hier avec nous, des dispositions spontanées de l’enfant doté à la naissance du meilleur dispositif d’apprentissage imaginable.  « Il n’y a rien de mieux pour apprendre que le jeu. D’ailleurs jouer et apprendre sont indissociables pour l’enfant. » Autre ressource dont nous disposons à la naissance à foison : l’enthousiasme. « C’est la clé, c’est l’engrais du cerveau, et c’est prouvé par la neurobiologie. » Un enfant baigne dans une tempête d’enthousiasme toutes les deux ou trois minutes, un adulte deux ou trois fois par an ! Pour maintenir les enfants dans leur bain d’enthousiasme (et retrouver l’enfant qui demeure en nous), il faudrait, nous suggère-t-il, nous débarrasser de nos hiérarchies notamment envers…

Lire la suite

[et_pb_section admin_label=”section”][et_pb_row admin_label=”row”][et_pb_column type=”4_4″][et_pb_text admin_label=”Texte”] Nous avons appris que notre alphabet comptait 26 lettres. Certes. C’est parfaitement exact. Toutefois nous utilisons pour écrire un nombre bien plus grand de signes. Il nous en faut 42 et chacun est important. Sinon comment distinguer un interne d’un interné. Admettez qu’il y a une différence. Donc, n’oublions pas les accents ! Ils n’ont rien de cosmétique, ils apportent une valeur nouvelle à la lettre qu’ils chapeautent. En revanche il ne faut pas en abuser. Paul Eluard aurait dû se relire lorsqu’il a écrit à Gala : “Depuis que je suis revenu, je me levais à 4 heures de l’après-midi. *Çà m’a fait du bien”. Le cher poète confond ici le pronom “ça” (cela) et l’adverbe de lieu “çà” (çà et là). Si vous voulez en savoir plus sur les “jolies fautes de français de nos grands écrivains”, n’hésitez pas à parcourir ce livre qui…

Lire la suite

57/57